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Information conversationnelle : quelles initiatives et quelles perspectives pour les éditeurs ?



Si Microsoft puis Facebook viennent de présenter il y a quelques jours leurs ambitions en matière de “bots” pour les marques, l’information conversationnelle – soit la délivrance d’informations sous forme d’une conversation – fait l’objet depuis plusieurs années d’expérimentations à l’international : Quartz, Bild, la BBC, Outbrain… Cette nouvelle forme narrative a pour objectif d’engager davantage les lecteurs avec la marque média. Simple effet de mode ou réelle opportunité pour les éditeurs ? mind dresse un premier bilan de ces initiatives (enjeux éditoriaux, techniques…) et interroge les éditeurs français sur leurs intentions.

L es annonces de Facebook lors de sa conférence F8 du 12 avril, qui succédaient à celles de Microsoft survenues fin mars, l’ont montré : déjà utilisée pour les services clients en ligne de certaines entreprises, l’automatisation des conversations devient une priorité des grands acteurs du numérique. Depuis 2014, un nombre croissant de médias ont également choisi de présenter l’actualité sous forme de messages ou de conversations sur les applications de chat (WhatsApp, Viber, Line, Messenger, etc.). L’enjeu est de toucher une audience massive et d’engager davantage les internautes : ces applications totaliseront en 2018 deux milliards d’utilisateurs dans le monde, selon une étude d’eMarketer. D’autant que les messageries semblent, elles, vouloir favoriser le développement de ces bots. Kik et Telegram ont ainsi lancé leur “bot store”, un espace qui regroupe tous les robots de marque présents sur l’application et destinés à interagir avec leurs clients. En janvier dernier, Facebook mettait déjà à disposition son “chat SDK”, permettant aux développeurs tiers de créer des bots dédiés à sa messagerie, avant d’ouvrir à son tour, mardi 12 avril, son bot store. L’une des premières initiatives de la part d’un éditeur a été celle de la BBC, en avril 2014, à l’occasion des élections présidentielles en Inde, puis en octobre 2014, lors de l’épidémie d’Ebola en Afrique. “Pour commencer, nous avons expérimenté les applications WeChat et WhatsApp dans les pays où l’usage du mobile dépasse le desktop, afin d’atteindre des personnes qui n’ont pas forcément accès au journalisme par des moyens traditionnels”, nous explique Rima Armstrong, porte-parole de la BBC. Le groupe britannique est aujourd’hui présent sur WhatsApp (1 milliard d’utilisateurs actifs mensuels revendiqués), Viber

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