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Comment surmonter la crise économique et publicitaire



Les effets de la crise sanitaire du Covid-19 sur les acteurs des médias et de la publicité sont déjà importants, avec des investissements en communication attendus en baisse de 20 % en 2020. Marques, agences, régies, adtechs et éditeurs médias se préparent à une longue période d'incertitudes et de tensions. mind Media présente les chiffres et les clés pour comprendre le contexte de marché et ses enjeux, et met en avant les initiatives et les bonnes pratiques pour mieux affronter les difficultés.

 

LE CONTEXTE

 

La crise sanitaire due au Covid-19 survenue en mars 2020 dans la plupart des pays et le confinement à domicile qui a suivi ont provoqué un net ralentissement de l'activité économique et une baisse de la consommation.

La crise économique qui en résulte est sans précédent dans l'histoire contemporaine, avec un PIB mondial attendu en baisse de 4,5 % en 2020, selon une étude du 16 septembre de l'OCDE, qui ne prévoit pas de retour à la croissance avant fin 2021 dans le meilleur des cas.

Le contexte économique est encore plus difficile en France. La Banque de France a indiqué mi-septembre s'attendre à un recul du PIB de 8,7 % en 2020. Le retour au niveau du PIB 2019 ne sera pas atteint avant début 2022.

La crise sanitaire et la chute de la consommation ont déjà eu un impact important sur le secteur de la publicité, avec un net ralentissement des campagnes de communication dès le mois de mars. Les raisons sont multiples : les entreprises ont vu leur chaîne logistique interrompue, elles étaient dans l'impossibilité de commercialiser leurs produits ou services, ou elles ont réduit immédiatement leurs budgets marketing pour anticiper le choc économique à venir.

La majorité des entreprises ont ainsi réduit ou stoppé leurs investissements en communication et en marketing, ajoutant à la crise économique une crise publicitaire. On note une contraction de près de 28 % des achats publicitaires des annonceurs en France au premier semestre, soit des revenus publicitaires nets pour l’ensemble des médias (télévision, cinéma, radio, presse, publicité extérieure, courrier publicitaire, ISA, internet) en baisse de 22 % par rapport au 1er semestre 2019 (contre + 3,8 % un an plus tôt), selon l'étude BUMP de septembre 2020 (France Pub - IREP - Kantar).

Sur le numérique en particulier, l'Observatoire e-pub SRI-Udecam de juillet estimait la baisse du marché publicitaire à 8 % au premier semestre 2020. Soit une perte de 200 millions d'euros en un an, et même de 360 millions d’euros en valeur si l'on y intègre la croissance de 13 % qui était attendue pour 2020 avant la crise.

La baisse de 8 % au S1 2020 englobe de fortes disparités selon les acteurs : - 20 % pour les éditeurs médias, mais seulement - 9 % pour Google et - 5 % pour Facebook (notre décryptage).

Durant ces six derniers mois, médias, régies, adtechs, agences et marques se sont réorganisés, se sont rapprochés de leurs clients et partenaires, ont revu leurs priorités et ont ajusté les coûts, aidés par les nombreuses aides financières de l'Etat (PGE, financement du chômage partiel...).

La première phase de la crise s'achève : l'urgence sanitaire et comptable laisse place à la gestion du Covid-19 au quotidien et la recherche de solutions, via l'optimisation des ressources et la prise d'initiatives, à la fois par des mouvements tactiques et par la mise en place de changements structurels au sein du secteur.

Même si le dispositif de chômage partiel soutenu par l'Etat - qui a été prolongé jusqu'à l'été 2021 - et le plan de relance du gouvernement doté de 100 milliards d'euros doivent permettre de soutenir et relancer l'économie, une nouvelle étape s'ouvre pour les acteurs des médias et de la publicité en ligne : gérer la crise dans un contexte de restrictions et évoluer dans un marché publicitaire qui s'annonce durablement négatif. La baisse du marché publicitaire avoisinera -20% en 2020, dont -17% pour les cinq grands médias et -5% pour le numérique avec de fortes disparités (étude BUMP septembre 2020 - France Pub - IREP – Kantar).

 

 

 

 

LES ENJEUX

 

1) Limiter l'impact économique de la crise sur les structures

Dès le ralentissement de l’activité économique en mars 2020, l'ensemble des acteurs des médias et de la publicité a pu bénéficier des aides accordées aux entreprises par le gouvernement : élargissement du chômage à temps partiel, réductions de charges, octroi de prêts à conditions avantageuses et de subventions. Si 483 millions d'euros d'aides à la presse supplémentaires ont également été accordées par l'Etat à la filière pour les deux prochaines années, ce soutien sera insuffisant pour absorber les effets de la crise économique.

Toutes les entreprises du secteur ont rapidement mis en place ou élargi des plans d'économies pour ajuster leurs dépenses à leurs difficultés : réduction de la masse salariale (plan de départs annoncés à NextRadioTV, Le Figaro, Media.Figaro, Dentsu Aegis..., gel des recrutements, arrêt du recours aux CDD et au freelances), mais aussi diminution des frais généraux, annulation ou report de certains investissements, et, parfois, la renégociation voire la remise en cause de contrats avec les clients, fournisseurs et prestataires, par exemple entre acteurs publicitaires.

La persistance du Covid-19 et la vigueur de la reprise économique détermineront l'ampleur et la durée de ces mesures budgétaires. Autre facteur-clé : le comportement des marques et leur volonté ou pas de relancer leurs communication marketing rapidement, tant l'économie du secteur est très dépendant des investissements publicitaires et du sponsoring (événements, salons, conférences...).

2) Gérer ses ressources humaines

Le contexte sanitaire et sociétal totalement nouveau depuis le printemps a provoqué des changements sociaux profonds et de nouvelles habitudes de travail. Plusieurs responsables de médias, de régies et d'agences indiquent observer de nouvelles attentes de la part de leurs collaborateurs. Notamment la volonté de conserver plus d'autonomie et de flexibilité, de travailler sur des projets de manière plus horizontale, et d'associer durablement le télétravail à la présence au bureau. Des accords d'entreprise sont parfois en cours de mise en place en ce sens.

Les directions devront s'adapter à ces aspirations et faire évoluer leurs organisations et modes de travail, tout en maintenant la même efficacité, voire en améliorant la productivité. Un réel défi, notamment pour les grands réseaux d'agences qui ont des structures encore lourdes malgré davantage de transversalité ces dernières années et un turnover important.

La crise va également accélérer une autre tendance liée au RH qui préexistait : agences et régies vont devoir redéfinir leur rôle, leur organisation et leurs expertises, en privilégiant sans doute des structures moins étoffées mais plus souples. Les agences activeront certaines compétences internes ou externes selon les types de projet à réaliser et les besoins du client.

La transformation des métiers au sein de l'agence et de la régie devra aussi être généralisée et plus rapide. Pour répondre aux besoins des marques, elles auront de moins en moins besoin de vendeurs et de traders, et plus de stratèges et d'experts digitaux au croisement de plusieurs métiers. Pour basculer d'un rôle d'acheteur et de vendeur média - ou de simple exécutant créatif - à un rôle de conseil ou de spécialiste hybride.

3) Régies : optimiser les offres, trouver des leviers de croissance

Face à l'ampleur de la crise, les mesures défensives de réduction des coûts et de gestion des RH ne suffiront pas.

Les régies doivent davantage améliorer tout à la fois leur marketing commercial et la mise à disposition de leurs offres. L'amélioration de la productivité peut passer par de meilleures technologies et une plus grande plateformisation des activités. D'abord sur la facturation,  via la standardisation et l'automatisation réelle des process entre régies et agences, encore très lourds dans les relations commerciales concernant la publicité en ligne. Ensuite sur les offres publicitaires : les marques ont besoin d'opérer leur achat média de manière très simple, sur des volumes importants et avec des données fines.

Même si le cadre économique et budgétaire est contraint, éditeurs médias, régies publicitaires, sociétés adtechs, agences et marques doivent également adapter leurs offres aux nouveaux besoins.

Sur un marché de la publicité numérique en baisse de 8 % au premier semestre (Observatoire e-pub SRI-Udecal), l’impact est très fort pour les éditeurs médias, qu’il s’agisse de ceux de la presse, du divertissement ou des TV et radios (entre - 21,6 et - 22 % de revenus publicitaires chacun), qui pâtissent en particulier de leurs offres publicitaires orientées vers le branding.

Plutôt que les formats display, les marques s'orientent en effet plus facilement vers des offres à la performance en période de difficultés économiques (search) et vers les réseaux sociaux, simples à activer et dont les audiences sont nativement qualifiées. 

 

 

Les régies éditeurs devront donc convaincre de l'intérêt de leurs dispositifs pour le business des marques. Leurs directions en ont d'ailleurs conscience. 

Autre enjeu pour les régies : optimiser les revenus en fonction des leviers et secteurs qui sont actuellement privilégiés. Notamment la publicité programmatique, tirée par les deals ID, et en visant les secteurs annonceurs qui ont proportionnellement moins désinvestis que d'autres : la grande distribution, les banques et assurances, les services, voire les opérateurs télécoms (France Pub - IREP - Kantar). 

À l'inverse, certains secteurs comme le sport, le tourisme et le voyage, ou encore l'hôtellerie semblent des activités durablement affectées par le contexte sanitaire. Leurs budgets marketing seront sans doute encore en repli jusqu'à la fin du premier semestre 2021 au moins.

 

 

 

4) Agences et annonceurs : changer les pratiques

Bien que brutale, la crise que traverse le secteur représente également une opportunité. Pour les acheteurs publicitaires, elle est l'occasion d'effectuer un "new deal" entre agences et annonceurs et d'amorcer des changements indispensables dans les mentalités et les pratiques.

Les budgets sont encore à la baisse, de nouvelles réglementations se mettent en place ou arrivent et les attentes des consommateurs évoluent. La pression des pouvoirs publics et de la société civile pour des pratiques publicitaires plus "responsables" et plus écologiques se fait de plus en plus forte : régies, agences et marques ont toutes une part de responsabilité, mais la relation agence-marque est au centre des attentions.

Les marques doivent cesser de tirer les budgets à la baisse et les enjeux marketing doivent retrouver leur place devant les enjeux strictement financiers - le rôle et l'influence du service communication marketing est questionné -, tandis que les agences doivent cesser de se livrer une concurrence exacerbée lors des compétitions qui les conduisent à une spirale déflationniste et à une destruction de valeur.

L'achat média doit également retrouver une certaine raison dans son media planning et dans les politiques de brand safety mise en place par les annonceurs. Elles sont en effet parfois mal optimisées, avec jusqu'à des milliers de mots-clé bannis des plans médias, pénalisant de facto les sites d'actualité.

Toutes ces problématiques sont déjà identifiées et exprimées par les acteurs, qui doivent désormais passer aux actes. Plusieurs initiatives concrètes en ce sens sont en cours d'élaboration au sein de l'Udecam. Et au niveau de l'interprofession (Udecam, AACC, UDM, SRI), beaucoup d'espoirs ont placés dans les États-Généraux de la communication, dont la première étape aura lieu fin novembre avant un rapport définitif au cours du premier trimestre 2021.

Les acteurs publicitaires doivent à nouveau apprendre à se faire confiance : par une meilleure pédagogie, une transparence financière, réduire les intermédiaires et ne retenir que les plus pertinents et opérer un alignement des intérêts via des rémunérations corrélées aux performances des dispositifs.

 

5) Accélérer la transformation des modèles, saisir les opportunités

Côté éditeurs médias, le besoin d'information fiable sur la crise Covid-19 au printemps a montré que les lecteurs ont un réel intérêt pour leurs contenus. La fréquentation des contenus en ligne s'est accrue entre mars et juin sur la vidéo, la presse, les réseaux sociaux...). Un enseignement positif sur lequel ils peuvent s'appuyer pour développer davantage encore la mutation de leurs activités, de leurs offres et de leurs modèles. 

Ces six derniers mois, les éditeurs médias les plus en avance ont ainsi vu leur nombre d'abonnés en ligne croître de 20 à 50 %, soit parfois de plusieurs dizaines de milliers. Les éditeurs dont le nombre d'abonnés est important peuvent ainsi espérer plusieurs millions d'euros supplémentaires de revenus sur ce levier en 2020. Cela ne comblera cependant pas les pertes publicitaires, mais la transition vers le payant doit être poursuivie.

 

 

Autre opportunité à activer : des fusions ou des acquisitions. La crise économique va certes mettre en péril certaines structures, mais elle offrira aussi des opportunités à d'autres pour réaliser des acquisitions, des rapprochements voire pour enclencher une évolution de leurs activités. La concentration du secteur, que ce soit chez les médias, les régies et adtechs, voire parmi les agences, devraient donc s'accélérer ces 12 prochains mois.

 

6) Peser pour modifier ou influer sur les réglementations  

Les difficultés économiques du secteur et la pression de plus en plus forte sur leurs activités (le rejet des cookies, l'instauration de normes écologiques, la place du duopole, les walled gardens de plus en plus fermés, etc.) créent de nouveaux enjeux réglementaires pour l'ensemble des acteurs.

Pour les agences, régies, adtechs indépendantes et éditeurs médias, il faudra peser collectivement pour défendre les positions des acteurs locaux afin de réduire le pouvoir et le rôle des GAFA, omniprésents sur toute la chaîne, influencer les autorités en charge des réglementations pour un cadre moins contraignant, et pourquoi pas créer des champions européens ou mondiaux de la publicité numérique.

Les associations professionnelles (UDM, Udecam, Geste, SRI, APIG, IAB France, MMAF...) auront ici un rôle clé. La nécessité pour l'écosystème média et publicitaire français de faire preuve de solidarité est forte afin de défendre des valeurs communes et des intérêts partagés. Voire d'établir les bases d'une souveraineté européenne - ou française - du numérique, puisque la Commission européenne affirme désormais vouloir aller en ce sens : Thierry Breton, commissaire européen en charge du marché intérieur, souhaite ainsi donner un cadre plus strict de régulation des grandes plateformes numériques, en agitant la menace, in fine, d'un démantèlement.

 

Le secteur devra affronter l'ensemble de ces enjeux dès maintenant pour surmonter la crise et être prêt pour la reprise économique.

 

CONTACT
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LES CHIFFRES CLÉS

 

 

  • L'impact de la crise économique 

- Le PIB mondial est attendu en baisse de 4,5 % en 2020. Le retour à la croissance n'est pas attendu avant fin 2021 dans le meilleur des cas (OCDE, septembre 2020).

- Le PIB de la France est attendu en baisse de 8,7 % en 2020. Le retour au niveau du PIB 2019 ne sera pas atteint avant début 2022 (Banque de France, septembre 2020).

 

  • L'évolution du marché publicitaire et média en France

- Les investissements publicitaires des marques étaient en baisse de 28 % en un an au premier semestre 2020 en France. Soit 22 % de baisse des revenus publicitaires nets en un an pour l’ensemble des médias : télévision, cinéma, radio, presse, publicité extérieure, courrier publicitaire, ISA, internet (Etude BUMP, France Pub - IREP - Kantar).

- Le marché publicitaire devrait diminuer de 20 % en 2020, avec - 17 % pour les cinq grands médias et - 5 % pour le numérique (étude BUMP septembre 2020 - France Pub - IREP – Kantar).

- Les médias devraient voir chuter leurs chiffres d'affaires de 10 à 25 % en 2020 (chiffre mind Media collectés auprès des éditeurs et des vendeurs publicitaires)

 

  • Focus : le marché publicitaire en ligne en France

Le marché publicitaire numérique était en baisse de 8 % au S1 2020. Le chiffre cache de grandes disparités : le search (-9%) et le social media (-5%) ont mieux tenu, tandi que le display s'est effondré (-17%), notamment la publicité vidéo hors Youtube. Google, Facebook et Amazon ont donc beaucoup mieux résisisté à la crise que le reste du marché, en particulier les éditeurs médias. (Observatoire e-pub SRI-Udecam - juillet 2020)

La baisse du marché publicitaire numérique en France est estimée entre -5% et -6,7% sur l’ensemble de l’année 2020 (Oliver Wyman pour l'Observatoire e-pub SRI-Udecam et étude BUMP)

Le manque à gagner sur l'ensemble de l'année 2020 du fait de la crise sanitaire pourrait dépasser le milliard d'euros si la dynamique de croissance avait été la même qu’au cours des années précédentes (Observatoire e-pub SRI-Udecam - juillet 2020)

 

 

LES ORGANISATIONS À SUIVRE

 

 

  • Les grandes marques

Par leur surface d'investissement marketing et le symbole qu'ils représentent, les grands annonceurs français seront particulièrement observés. Leurs stratégies et leurs discours servent à la fois de baromètre du marché publicitaire et de boussole pour l'ensemble des acteurs : Renault, Peugeot, Citroën, Procter & Gamble, Unilever, BNP Paribas, Orange, La Poste, SFR, Lidl...

 

  • Les institutions professionnelles 

Les associations représentatives des éditeurs, régies, agences et marques ont un rôle majeur pour mettre en place des bonnes pratiques, trouver des réponses aux problématiques communes et défendre les intérêts du secteur auprès des autorités politiques et dans le débat public : UDM, Udecam, IAB France, SRI, MMAF et Geste. Tous devront travailler ensemble et tirer le marché vers le haut.

 

  • Les grands groupes de communication

Les agences, et particulièrement les grands réseaux mondiaux (Omnicom, Publicis, WPP, Havas, Dentsu Aegis Network, Mediabrands) vont avoir un rôle important auprès des marques. Elles devront créer les conditions de nouvelles relations avec leurs clients et jouer pleinement leur rôle de conseil, pour optimiser les stratégies marketing et orienter les budgets publicitaires. La crise peut leur permettre de retrouver toute leur place aux côté des marques.

 

  • Les sociétés d’études médias et les cabinets de conseil

Les instituts et cabinet d’études fournissent des données clé pour comprendre et mesurer les évolutions sociétales, les usages médias les données de consommation et l'évolution du marché publicitaire, et permettent en cela d'aider à la prise de décision : Kantar, IREP, France Pub.

Les études sectorielles sont également des outils utiles (Observatoire e-pub SRI-Udecam, études de l'UDM et de l'Udecam, etc), tout comme les travaux des cabinets de conseil en stratégie (PwC, Forrester, Deloitte, Bearing Point, les petits cabinets indépendants, etc.).

 

  • Les autorités politiques 

Le ministère de l'Economie porte un regard attentif à l’évolution des pratiques publicitaires et encadre et oriente le marché par sa capacité à légiférer. Le gouvernement et les parlementaires se montrent souvent attentifs à la santé économique du secteur des médias et de la communication - et réceptifs au lobbying de leurs représentants. Il est cependant vraissemblable que les autorités politiques mettent en place ces prochains mois de nouvelles contraintes réglementaires et législatives pour un meilleur respect de l'environnement par l'écosystème publicitaire. 

La capacité du gouvernement français à faire appliquer la loi sur les droits voisins de 2019 - qui vise à faire rémunérer l'indexation des contenus des médias d'information par les les plateformes - sera un point important de ces six prochains mois.

 

 

LES PERSONNALITÉS À SUIVRE

 

 

Jean-Luc Chetrit, directeur général de l’UDM - ses actualités sur mind Media - son profil LinkedIn

Gautier Picquet, président de l’Udecam et PDG de Publicis Media France - ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn

Raphaël de Andréis, PDG d’Havas en France - ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn

Mathieu Morgensztern, country manager de WPP France - ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn  

Fernando Da Costa (ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn) et Benjamin Grumbach (ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn), co-CEO d’Omnicom Media Group France 

Pierre Calmard, président de Dentsu Aegis Network France - ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn

Thomas Jamet, PDG d’IPG Mediabrands France - ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn  

Agathe Bousquet, présidente du groupe Publicis en France - ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn

Mercedes Erra, responsable de la Filière communication, présidente de BETC et Havas Worldwide - ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn

Laurent Habib, président de l’AACC et président de Babel - ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn  

Bertrand Gié, président du Geste et directeur délégué du pôle news du Figaro - ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn  

Marc Feuillée, vice-président APIG, président du SPQN et directeur général du Groupe Figaro - ses actualités sur mind Media / son profil Viadeo

Pierre Louette, vice-président APIG, PDG des Echos et du Parisien - ses actualités sur mind Media / son profil sur LinkedIn

Jean-Michel Baylet, président de l’Alliance de la presse d’information générale, président du SPQR et PDG du groupe La Dépêche du Midi - ses actualités sur mind Media / son profil Wikipedia

Alain Augé, président du Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM) et directeur général de Bayard Presse - ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn

Sylvia Tassan Toffola, présidente du SRI et directrice générale déléguée de TF1 Publicité - ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn  

Nicolas Rieul, président de l'IAB France et directeur général à Criteo France - ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn  

Thierry Breton, commissaire européen en charge du marché intérieur - ses actualités sur mind Media / son profil LinkedIn

Roselyne Bachelot, ministre de la Culture - les actualités du ministère sur mind Mediason profil LinkedIn

Jean-Baptiste Gourdin, directeur général des médias et des industries culturelles - DGMIC - son profil LinkedIn

 

 

LES ARTICLES DE MIND MEDIA À LIRE

À suivre sur notre site :
#Surmonter la crise
 

 

  • 10 propositions pour relancer l'économie des médias et de la publicité (en accès libre)

Mercedes Erra (BETC - Havas) : "Faisons des Etats Généraux de la communication utiles et efficaces" (lire ici)

Laurent Habib (AACC) : "Il faut instituer une vraie culture de l’immatériel au cœur des politiques publiques" (lire ici)

Marc Feuillée (Groupe Figaro) : “On peut imaginer une protection par des quotas publicitaires en faveur des médias nationaux, en France ou en Europe” (lire ici)

Frédéric Daruty (20 Minutes) : "Eliminons les intermédiaires publicitaires qui n'apportent pas de valeur" (lire ici)

Pierre Calmard (Dentsu Aegis Network) : “Accélérons la plateformisation des offres et outils publicitaires pour une meilleure productivité” (lire ici)

Pierre Chappaz (Teads) : "Changeons la culture et le business model de la publicité, passons à la performance" (lire ici)

Gilles Pélisson (groupe TF1) : "Nous attendons un signal fort et essentiel de soutien pour les médias d’information de qualité" (lire ici)

Sylvia Tassan Toffola (SRI) : "Publicité responsable et partage de la valeur : il faut agir tous ensemble et maintenant" (lire ici)

Jean-Michel Baylet (APIG) : "Les plateformes doivent être neutres pour que le contrôle revienne aux producteurs d’information" (lire ici)

Nicolas Rieul (IAB France) : "Créons des champions européens et mondiaux de la publicité numérique" (lire ici)

 

 

  • Le suivi chiffré de la crise publicitaire

Observatoire e-pub SRI-Udecam : les leçons de la crise publicitaire pour le numérique au 1er semestre 2020 en 5 graphiques (lire ici) 

Observatoire e-pub SRI-Udecam : les perspectives du marché publicitaire en ligne au 2e semestre en 3 graphiques (lire ici)

Le baromètre des revenus programmatiques avec Adomik (publié régulièrement depuis le printemps 2020)

L'impact chiffré du covid-19 sur les investissements publicitaires en radio TV et presse de février à avril 2020 (printemps 2020)

 

  • Changer la relation agence-annonceur

Ce que la crise économique et publicitaire va changer dans la relation agence-annonceur

La crise fait évoluer le rôle des agences médias

La crise va amener les agences à redéfinir leur organisation et leurs expertises

Les agences doivent faire bloc pour assainir les conditions d’attribution des budgets

Luc Wise (The Good Company) : "Les annonceurs doivent évaluer les agences également sur des critères sociétaux et environnementaux" (notre interview)

Jérémie Bugard (Agence79 / Havas) : "Chez les annonceurs, un cycle d'externalisation pourrait succéder à celui de l'internalisation" (notre interview)

 

  • Les points de vue et stratégies des annonceurs

Comment Leroy Merlin a adapté sa stratégie social media au confinement (notre décryptage) 

Comment La Poste a fait évoluer sa communication lors de la crise sanitaire (notre décryptage) 

Les marques qui ont coupé totalement leurs budgets publicitaires ont également rompu leur relation client (printemps 2020) 

Guillaume Planet (Groupe SEB) : "Pour mieux surmonter la crise, il faudra favoriser davantage les ponts entre le marketing et les autres services de l'entreprise" (notre interview) 

Stéphane Duret (ex-LVMH) : "L'achat responsable va sortir renforcé de la crise, la communication des marques doit évoluer" (notre interview)

Baromètre Covid-19 de Kantar : les attentes des consommateurs français envers les marques (printemps 2020)

Branding ou performance : quelles sont les stratégies des annonceurs en temps de crise ? (printemps 2020)

 

  • Les positions des décideurs en régies

Comment les dirigeants des régies analysent le marché publicitaire post-covid (à lire ici)

Stéphane delaporte (366) : "La consommation sera davantage marquée par des choix économiques ou éthiques" (à lire ici)

Corinne Mrejen (Les Echos - Le Parisien) : "Changeons les dispositifs publicitaires et la façon de mesurer leurs performances" (à lire ici)

Anouk Kool (GMC Media / Marie Claire) : "Cette crise va permettre de remettre en avant le contextuel" (à lire ici)

Erik-Marie Bion (Verizon Media) : "Faire entendre notre différence dans un marché qui devrait fortement se polariser" (à lire ici)

Philipp Schmidt (Prisma Media Solutions) : "L’achat média doit devenir un acte militant" (à lire ici)

Laurence Bonicalzi-Bridier (M Publicité) : "Tous les acteurs publicitaires doivent faire la preuve d'engagements quantitatifs et qualitatifs" (à lire ici)

Valérie Salomon (CMI Media) : "Les régies doivent mettre en avant leurs spécificités" (à lire ici)

Aurore Domont (Media.Figaro) : "Il nous faut changer la façon dont les consommateurs et les entreprises entrent en relation" (à lire ici)

Caroline Duret (Webedia Brand Solutions) : "La reprise de valeur passera par l’accélération des dynamiques de performance et de ciblage" (à lire ici)

Bastien Galibert (Groupe SeLoger) : "Il faut une publicité 100% intégrée et des relations de partenariats entre tous les acteurs" (à lire ici

Mallory Illido Berthomé (Solocal Group) : "L’heure est à la souveraineté française et européenne" (à lire ici)

Nicolas Rieul (IAB France) : "Créons des champions européens et mondiaux de la publicité numérique" (lire ici)

 

À suivre sur notre site :
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RESSOURCES EXTERNES

 

 

Etudes Kantar Media sur les comportements des consommateurs et l'évolution des investissements publicitaires (à consulter ici)

La newsletter hebdomadaire The Good (par INfluencia) sur l’actualité des transformations écologiques, sociales et solidaires des marques et des entreprises (ici)

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