Régies & Adtech  >  Dossiers  >  Comment les fonds d'investissement analysent le secteur de la publicité en ligne

Comment les fonds d'investissement analysent le secteur de la publicité en ligne



L'avènement de la publicité en ligne et surtout du mode d’achat programmatique a favorisé l’émergence de nombreuses nouvelles sociétés. Leur besoin en capitaux pour industrialiser leurs activités a attiré les fonds d’investissement. La position hégémonique de Google et Facebook et le contexte réglementaire, de plus en plus complexe, ont cependant rebattu les cartes, tandis que la crise sanitaire a été un accélérateur des tendances déjà en cours. Les fonds d’investissement ont changé de stratégie.

À l’image de Criteo, StickyAds ou Teads entre 2010 et 2015, une période de développement de la publicité en ligne grâce au programmatique, de nombreuses adtechs françaises ont attiré les fonds d’investissements français et étrangers. “Cela correspondait à l’âge d’or de la publicité en ligne. Le modèle publicitaire des sociétés émergentes reposait alors beaucoup sur l’adserving internalisé ou externalisé, spécialisé par format et sur des modes de vente sophistiqués autour du RTB, mais avec un sujet de manque de transparence et de complexité croissante”, explique Thibaut Revel, managing partner de Clipperton, banque d’affaires dont les sociétés du secteur de la publicité et du marketing en ligne représentent 20 % des opérations.

"Le gros avantage des modèles adtech classiques, c'est qu'il y a besoin très peu de capital pour démarrer. Cela peut mener à de très belles histoires en termes de multiples : StickyAds (dans lequel Isai avait des parts ndlr), a commencé avec 3-4 million de capital et a été revendu 100 millions de dollars à Comcast", ajoute Jean-David Chamboredon, président exécutif d'Isai Capital.&

Il vous reste 1683 mots à lire.
Vous avez déjà un compte ? Identifiez-vous
Comment les fonds d'investissement analysent le secteur de la publicité en ligne